Asexualité : tout savoir sur cette orientation sexuelle

L’asexualité est une orientation sexuelle caractérisée par une absence de besoin d’avoir des rapports sexuels avec un.e partenaire. On vous en dit plus. 

Asexualité : qu’est-ce que c’est ? 

On parle d’asexualité dès lors qu’une personne ne ressent pas (ou peu) d’attirance sexuelle pour autrui. Loin des clichés, l’asexualité n’est pas une maladie mais bien une orientation sexuelle.

Pas de dégoût envers le sexe pour les personnes asexuelles, aussi appelées Aces. Elles peuvent ressentir du désir, plus ou moins rare, sans pour autant vouloir l’assouvir, l’assouvir de temps en temps ou pratiquer la masturbation. Le spectre de l’asexualité est assez large. 

L’asexualité est différente de l’abstinence. Cette dernière est en effet un choix et non une absence de désir. On distingue aussi l’aromantisme, qui peut se combiner à l’asexualité mais consiste à ne pas ressentir d’attraction romantique pour les autres. 

Une injonction au sexe ? 

Le sexe est omniprésent dans notre société. Qu’on n’y fasse même plus attention ou que l’on combatte des relents de sexisme, on le retrouve dans les pubs, dans les films, les clips, dans nos conversations avec nos ami.e.s autour d’un verre de vin… Difficile d’y couper. Alors il n’est pas toujours évident de trouver sa place si on ne se reconnait pas dans ce schéma. 

Le sexe est vu comme un rite de passage, la perte de la virginité revient fréquemment dans les discussions. Et si l’on n’a pas ou peu de relations sexuelles, les gens essaient rapidement de comprendre ce qui « cloche » : traumatisme, éducation trop stricte, côté prude… Les Aces ont un peu tout entendu. 

Une parole plus libre 

Aujourd’hui, le débat s’ouvre peu à peu et la parole des Aces se libère. Cela passe notamment par le travail d’activistes comme celui d’Aline Laurent-Mayard, qui parle de la libération que lui a apporté son asexualité dans le podcast Free From Désire. 

Interrogée par le média Nylon, elle y évoque les difficultés que peuvent rencontrer les Aces : « les personnes asexuelles souffrent énormément, le taux de suicide est le second plus élevé après les personnes trans. Il n’y a pas de visibilité, mais des injonctions et des agressions à répétition, des traitements punitifs pour celles et ceux qui défient la dimension normative du couple et de la libido. »

On parle également d’asexualité dans le documentaire sur Arte, La vie en face. De nombreuses personnes y racontent leur histoire et témoignent de ce que le sexe représente pour elles. On y découvre par exemple l’histoire de Jérémy et Coralie, un couple qui s’épanouit dans une relation sans aucune relation sexuelle. « Ce que je trouve étrange, c’est que l’on arrive à concevoir le sexe sans amour mais on n’arrive pas à concevoir l’amour sans sexe », constate Jérémy dans l’émission. 

Du côté des célébrités, Drew Barrymore a récemment partagé son histoire sur son blog en confiant ne pas avoir eu de rapport sexuel depuis son divorce en 2016. L’actrice précise qu’elle ne déteste pas le sexe mais que ce n’est tout simplement pas sa priorité dans sa vie de mère célibataire. « Je ne suis donc pas une personne qui a besoin de sexe et qui doit sortir et rencontrer des gens de cette manière. Les relations avec les hommes n'ont pas été ma priorité depuis très longtemps. Certaines personnes peuvent sortir d'un mariage ou d'une relation et se replonger dans une autre relation à brève échéance. Il n'y a rien de mal à cela ! Pas le moins du monde. Je ne juge pas ! Je salue leur parcours ! En effet, pour certaines personnes, cela fonctionne vraiment. Ça n'a pas fonctionné pour moi », écrit-elle. 

Et si on en souffre ?  

Si l’on souffre de cet absence de désir ou au contraire, du regard que la société peut porter dessus, il est possible de se faire accompagner par un.e psy. 

En effet si l’asexualité n’est pas une maladie, dès lors que la personne souffre de cette situation, souhaiterait avoir des rapports sans le pouvoir, il est important de ne pas s’enfermer dans une solitude. 

Et si l’on ne souffre pas de son asexualité mais des préjugés que les autres peuvent avoir à ce sujet, un suivi psy peut également être libérateur pour parvenir à prendre du recul sur le regard des gens. Rien de plus intime et personnel que sa sexualité, et vous seul.e pouvez savoir ce qui vous correspond ! 

 

 

Nina Ristori 

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