La masturbation mutuelle pour réinventer sa sexualité

En couple, il peut y avoir des périodes où la sexualité a besoin d’être renouvelée. Et si vous testiez la masturbation mutuelle ? On vous en dit plus avec l’éclairage du Dr Laure Pochet Neuville, médecin généraliste et psycho-sexologue. 

La masturbation est souvent associée à un acte solitaire. « En autoérotisme, elle reste encore culturellement empreinte de honte, d’égoïsme, d’interdit et de culpabilisation même si elle est de plus en plus pratiquée par les femmes et l’est de tout temps par les hommes », entame le Dr Laure Pochet Neuville. 

Si la parole se libère tout de même peu à peu à ce sujet, elle a parfois du mal à franchir la porte de la chambre du couple. Pourtant, la masturbation à deux peut s’avérer être un moment d’excitation totale, et bien loin de dénoter d’un problème sexuel au sein du couple, cela peut lui redonner un nouveau souffle. 

La masturbation mutuelle, c’est quoi exactement ? 

« C’est une masturbation qui se pratique à 2, réciproque ou non », définit le Dr Laure Pochet Neuville, qui distingue deux volets :

  • « Chacun individuellement se caresse en même temps que l’autre ;
  • Chacun caresse l’autre ;

Cela se retrouve naturellement dans une sexualité partagée avec un petit peu d’expérience ». 

Les bienfaits de la masturbation mutuelle 

On vous a déjà parlé des bienfaits de la masturbation, Et bien sa version à deux en a de nombreux également. Laure Pochet Neuville en dénombre plusieurs : 

  • « Réveil ou stimulation d’excitation, de désir ;
  • Facilitation d’une confiance, d’une complicité et d’une plus grande intimité ;
  • Levée possible de tabous amenant à plus d’aisance dans sa sexualité et dans sa vie ;
  • Pour le/la partenaire, acquisition d’une meilleure connaissance des techniques qui amènent le plaisir à l’autre partenaire ». 

La professionnelle recommande d’ailleurs la masturbation mutuelle à ses patients dans de nombreux contextes : « dans les cas de vaginisme, de manque de connaissance de son corps, de passivité sexuelle, d’érosion de désir… »

C’est justement pour remédier à une érosion du désir après une grossesse que Anna*, 35 ans, a commencé à pratiquer la masturbation mutuelle avec son compagnon Hugo. « Le soir, je préférais sans hésiter me faire trois épisodes d’une mauvaise série policière en mangeant des Pépitos, que de glisser sous la couette pour tenter de raviver la flamme. » 

C’est après avoir constaté que leur vie sexuelle battait de l’aile et qu’ils souhaitaient tous deux trouver une solution pour y remédier, qu’ils commencent à aborder le sujet. « Un soir, on s’est mis au lit tôt pour discuter, et la conversation a viré au sujet de nos fantasmes. Il m’a confié qu’il aimerait bien me regarder me masturber. Juste observer, sans me toucher. J’ai trouvé ça un peu bizarre. J’étais presque gênée de me faire du bien devant l’homme de ma vie. Comme si ça restait interdit, ou alors trop privé pour le partager. »

Et puis finalement, ils décident d’essayer, en se mettant à l’aise l’un et l’autre et là, c’est le déclic. « Plus je le fixais dans les yeux, plus j’avais envie de lui alors qu’il ne me touchait même pas. Je ne saurais pas comment décrire cette sensation, mais c’est comme si à ce moment-là, on avait fait le vide autour de nous. C’était plus que sexuel. L’intensité, l’intimité que la masturbation mutuelle nous a apporté a recréé une connexion qui dépasse le cul je dirais. Même si au bout de cinq minutes on se sautait dessus (rires). » 

Pour découvrir son témoignage dans sa totalité, c’est par ici

Comment se lancer ? 

Comme toute nouveauté que l’on souhaite emmener au lit, la communication avec son ou sa partenaire est la clé de tout piment bien dosé. 

Parfois, on est un peu gêné.e d’en parler ou de se lancer pour la première fois, donc on y va à son rythme, en douceur, en communiquant tout le long. 

« D’abord, on va en parler avec le ou la partenaire, dédramatiser et chercher à considérer que c’est un jeu, un jeu sexuel qui mérite exploration avec bien sûr toujours l’écoute de soi et respect de soi dans cette pratique. Il faut s’autoriser à montrer qu’on a du plaisir, à se montrer dans son propre plaisir », conseille Laure Pochet Neuville. « Si besoin, on met une lumière tamisée, une musique sensuelle, un léger voile ou habit transparent sur soi, ou encore on peut regarder un film ou livre érotique ou pornographique avant la pratique », poursuit la psycho-sexologue. 

Ensuite, on se lance en douceur, comme le détaille Laure Pochet Neuville : 

  • « On peut commencer par se caresser mutuellement les sexes au travers des habits ;
  • Se caresser chacun individuellement dos à dos et ressentir le corps de l’autre, entendre son souffle, bruits, tension chaleur…. ; 
  • Etre allongés nus côte à côte et chacun se masturbe ;
  • Chacun tour à tour donne des caresses, en alternance.»

Encore une fois, il n’y a pas de règle, il vous suffit de trouver la technique qui vous convient, vous excite et vous met à l’aise. La masturbation mutuelle, c’est « comme tout le temps : il faut savoir s’écouter et oser un peu plus, en restant toujours dans la bienveillance pour soi et pour l’autre. » 

Quel sextoy est le mieux adapté à la masturbation mutuelle ? 

Chez Blush on a bien une réponse facile (tous les sextoys peuvent convenir à cette activité !) mais l'idée ici est de vous donner quelques conseils bien avisés pour vous orienter vers les produits les plus adaptés à votre table de nuit.

Dans la famille des galets vibrants : si nous ne devions en choisir qu'un, ce serait le Yuki de Iroha by Tenga. Sa texture moelleuse et son embout semi-insérable en font un galet exceptionnel pour faire monter l'excitation. Qu'il soit tenu par votre partenaire ou par vous-même, sa silhouette saura vous faire chavirer. Son petit plus ? Un mini socle de rechargement magnifique pour une table de nuit embellie.

Dans la famille des stimulateurs clitoridiens : Idem, si l'on devait n'en choisir qu'un on prendrait le Puff de Unbound, pour son côté compact, ses performances et son prix mini (59€).

Dans la famille des sextoys pénétratifs : l'Arc de Dame est un incontournable ! Sa courbure et sa longueur vous permettent de ne rater aucun spot de plaisir dans le vagin (zone G, deep spots, zone R, jetez un œil à notre article dédié au plaisir interne, ou au témoignage de Sarah).

Enfin, dans la famille des hybrides, ceux qui font à la fois pulsation/aspiration, vibration et/ou pénétration on vous conseille le magnifique Bird de Osuga ou l'incontournable Coco de Puissante ils font partis de nos chouchous !

On a plus qu'à vous souhaiter un bon échange entre partenaires consentants :)

 

*le prénom a été changé


Nina Ristori 


Sources 

Interview du Dr Laure Pochet Neuville, médecin généraliste et psycho-sexologue. 


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